Disserter signifie, étymologiquement, développer méthodiquement, oralement ou par écrit, un point, une question.
Les genres comme la description, le portrait, la narration, le rapport, etc reposent tous, d’une façon plus ou moins directe, sur l’observation du monde sensible.
La dissertation repose sur d’autres bases idées, sentiments, souvenirs, qui sont le produit de l’observation extérieure sans doute, mais aussi et dans une plus large mesure, de l’étude, de la réflexion, de la méditation.
Les grands sujets sur lesquels on peut disserter sont l’individu, la société, le monde, les sciences, les arts : domaines extrêmement vastes qu’on ne saurait explorer à fond, mais sur lesquels une documentation de base est indispensable.
Pour constituer cette documentation, il s’agit de regarder autour de soi. Que la classe, le bureau, le bistrot, la rue, soient pour vous des objets d’études. Vous approvisionnez ainsi votre esprit des faits, d’expériences et d’observations.
Mais de toute évidence cela ne suffit pas. C’est ici qu’intervient le livre. Provoquer et susciter la réflexion, tel est le rôle du livre. Par excellence, il excitera, amorcera, entraînera la pensée personnelle. Au-delà de la lecture, la curiosité et le don d’observation, tout comme l’intérêt pour tout ce qui se passe autour de nous, sont des ferments de la réflexion qui contribuent à nous apporter des idées.
Tout sujet de composition française peut être considéré comme un problème. Celui-ci, à la différence d’un problème de mathématiques, ne comporte pas une seule solution, mais à la limite, autant de solutions que de chercheurs. Plusieurs points de vue peuvent être valables à la fis. En cela réside l’intérêt exceptionnel de l’exercice, car l’originalité est sollicitée au maximum, dans le fond et encore plus dans la forme.