Notez sur un brouillon, en vrac, les idées, les faits qui vous viennent à l’esprit. Vous ne les retenez bien sûr qu’à condition qu’ils se rapportent aux axes choisis. Ainsi vous demeurez bien dans le sujet.
Vous réfléchissez, vous trouvez une idée. Si vous estimez qu’elle peut être exploitée avec profit, vous la transcrivez en une phrase si possible brève, voire en style télégraphique. Ainsi de suite, votre matière première, encore brute, va s’étoffer.
Attention!
La dissertation n’est pas synonyme de bavardage, mais de réflexion et de réflexion personnelle. Si votre effort d’approfondissement est insuffisant ou superficiel, votre travail restera vague, banal, sans intérêt. On aura l’impression d’un alignement, d’une juxtaposition incohérente de matériaux fragmentaires amassés au petit bonheur.
Par ailleurs, si vous restez constamment abstrait, votre travail sera comme artificiel, coupé de la vie, donc monotone et ennuyeux. Une bonne dissertation est animée et entraînante, elle garde le contact avec le réel.
Au service de l’idée, il s’agit de donner des exemples qui l’illustrent et l’explicitent. Ceux-ci sont indispensables pour faire comprendre et faire admettre les arguments. Ces exemples, vous les empruntez à vos souvenirs personnel, à votre vécu, à votre savoir, à vos lectures.
L’exemple n’est qu’un serviteur, c’est l’idée qui reste maîtresse