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Amour sexe et cie Chapitre 7 - VIH SIDA
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VIH sida
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Le dossier sur l'amour a été validé par PLANeS, fondation suisse pour la santé sexuelle et reproductive
Le sida, c’est quoi?
Le mot anglais AIDS est l’abréviation d’Acquired Immunodeficiency Syndrom et signifie, en français, «syndrome d’immunodéficience acquise». Le sida n’est pas une maladie, mais en comprend plusieurs. Il résulte d’une infection par le virus VIH qui, à long terme, détruit le système immunitaire. Le sida est une maladie grave que l’on ne peut pas guérir, et qui peut uniquement être ralentie par des médicaments. On peut être infecté par le sang, le sperme ou le liquide vaginal. Safer sex
Comment se protéger du virus VIH? 1. Toujours utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels vaginaux ou anaux (ou un Femidom, le préservatif féminin). 2. Ne pas prendre de sperme dans la bouche, ne pas en avaler (ne pas éjaculer dans la bouche de sa partenaire ou de son partenaire). 3. Ne pas prendre de sang des règles dans la bouche, ne pas en avaler (pas de rapports oraux ou vaginaux pendant les règles).
Les relations sexuelles entre homme et femme Les relations sexuelles protégées, ou «safer sex», sont aussi importantes au début d’une nouvelle relation. Dans une telle situation, les deux partenaires peuvent faire un test du virus VIH après trois mois de «sexe sûr». Si le résultat est négatif pour tous les deux et qu’ils sont absolument fidèles l’un à l’autre, il est ensuite possible de renoncer au «safer sex». Mais attention: en cas d’infidélité, même une seule fois, il faut absolument qu’elle se déroule dans les règles du «safer sex». En outre, un test effectué il y a de cela quelque temps ne dit rien d’une éventuelle infection intervenue depuis lors. S’il n’est pas clair que le partenaire ou la partenaire est fidèle ou qu’il ou elle respecte effectivement les règles du «safer sex» lors d’autres contacts, il est recommandé d’insister pour pratiquer le «safer sex» dans le cadre de la relation. En cas d’aventure sexuelle, d’histoire d’un soir ou «one night stand» – aussi et d’autant plus durant les vacances – il est conseillé de toujours pratiquer le «safer sex», c’est-à-dire d’utiliser des préservatifs lors de la pénétration (vaginale ou anale) et d’éviter de prendre dans la bouche du sperme ou du sang des règles durant les rapports oraux. Il convient d’être particulièrement prudent lorsque l’une des personnes concernées consomme de la drogue.
Les hommes qui couchent avec des hommes Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes peuvent également se protéger en pratiquant le «safer sex». Ils utilisent des préservatifs en cas de rapports anaux et font attention, lors des rapports oraux, à ne pas avoir de sperme dans la bouche. Dans la scène homosexuelle, où l’activité sexuelle est intense et les changements de partenaires fréquents, le virus VIH est bien plus répandu que dans la population hétérosexuelle moyenne. Les contacts sexuels non protégés sont donc à haut risque.
Les femmes qui couchent avec des femmes Le risque d’infection est très faible lors des rapports sexuels entre femmes. Pourtant, ici aussi, la règle est d’éviter les rapports oraux durant les règles ou d’utiliser, pour se protéger, un «Dental Dam», un carré de latex qui se place sur le vagin*. Un risque d’infection existe aussi lors du frottement des parties génitales l’une contre l’autre, en particulier pendant les règles, ou lors de l’échange de jouets érotiques (il faut donc enfiler un préservatif sur les dildos et autres accessoires). Chez les lesbiennes ou les femmes bisexuelles, les causes d’infection par le virus du sida sont fréquemment les rapports sexuels non protégés avec des hommes et une consommation de drogue à risque. Pour se protéger, il est nécessaire de pratiquer le «safer sex» ou le «safer use».
Le test de dépistage du sida T’es-tu trouvé(e) dans une situation au cours de laquelle tu t’es peut-être infecté(e) par le virus VIH (contacts sexuels sans préservatif, contact avec du sperme ou le sang des règles)? Si c’est le cas, il est nécessaire de faire un test de dépistage du sida. Tu peux t’adresser aux bureaux régionaux de lutte contre le sida, aux hôpitaux ou à ton médecin. Il existe également des endroits où il est possible de faire le test anonymement. Si tu as vécu une situation à risque, il te faudra attendre trois mois avant de faire le test. Il n’y a qu’une fois ce délai écoulé qu’il sera possible de savoir réellement si tu es infecté ou non.
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Amour sexe et cie Chapitre 7 - VIH SIDA
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Maladies sexuelles
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Infections sexuellement transmissibles, maladies sexuelles
Outre le virus VIH, qui provoque le sida, il existe toute une série d’agents pathogènes qui peuvent être transmis d’une personne à l’autre lors des rapports sexuels (virus, bactéries, champignons, parasites). Certaines de ces infections – notamment l’hépatite C, le chlamydia, la gonorrhée ou l’herpès – sont plus fréquentes qu’une infection par le VIH; certaines d’entre elles ne sont pas inoffensives. Les maladies de ce genre sont relativement faciles à soigner. Cependant, elles peuvent avoir des conséquences graves si elles ne sont pas décelées ni traitées. Il arrive souvent qu’une contagion ne soit pas visible sans examens poussés. Certains indices devraient toutefois t’alarmer:
1. Lorsque tu ressens une sensation de brûlure en urinant. 2. Lorsqu’un liquide malodorant s’écoule de ton vagin. 3. Lorsque ton gland te démange. 4. Lorsque tu ressens des démangeaisons ou des douleurs à l’entrée ou dans le vagin. 5. En présence de petites boules, vésicules, verrues, squames à l’entrée du vagin, sur les lèvres ou l’anus. 6. En présence de petites boules, vésicules, verrues, squames sur le gland. 7. Douleurs dans le bas ventre ou lors des rapports sexuels. 8. Changements dans la bouche ou la gorge après les rapports oraux. 9. Ecoulement au rectum. 10. Saignements en dehors des jours des règles.
Une infection n’est pas une honte. En revanche, il est important de le reconnaître. C’est la raison pour laquelle une consultation médicale est indispensable. Lorsque ton médecin constate une maladie sexuellement transmissible, il est essentiel d’en informer ton ou ta partenaire. Tu lui permettras ainsi de se faire examiner aussi et, si nécessaire, de se soigner. Si vous n’êtes pas traités les deux, l’infection ne cessera de réapparaître. En présence d’une infection sexuellement transmissible, il est important que jusqu’à la fin du traitement, les contacts sexuels n’aient lieu qu’avec un préservatif. Si possible, les éventuels partenaires occasionnels devraient en être informés, pour éviter d’autres infections.
Informe-toi auprès de ton médecin des possibilités de prévenir de telles infections et des vaccins envisageables.
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